Le Revard
Pour les crevards ...
7h00 rendez-vous est pris pour six acolytes d'Arvicyclo, tous compères pour une sortie des plus fraîches. Il fait 8°c au départ de La Rochette et l'on sent bien que l'été va sur sa fin. Malgré la saison bien entamée, la vigueur et l'envie de rouler sont toujours présentes pour Sylvie P, Rocco, Jean François G, Gilbert G, Zizou et moi même.
Chemin faisant, la bonne humeur est de mise sur les premiers pourcentages du plateau de Barraux, Clessand, les Hauts du Lac de St André.
La navigation à l'estime de Gilbert pour nous mener sur les contreforts du Revard est incertaine. Nous finissons tout de même par aboutir sur la départementale 211 et l'assurance de notre grand navigateur du bitume, revient peu à peu à l'approche du géant des Bauges. Au détour de paysages bucoliques et bien odorants, nous atteignons Sonnaz, Mery, Drumettaz ... Le soleil commence à battre de son plein, quand le rythme se fait peu à peu plus tenace sur les premières pentes nord du Massif baugien. Les coups de butoirs de Rocco, surenchéris par l'insatiable sportivité de Gilbert, étirent notre groupe au fil du pourcentage moyen de 8,5 %.
Chatenod passé, Sylvie faiblit quelque peu à l'orée des bois de St Victor. S'apercevant que l'arrière garde ventrue n'est plus très loin (je veux parler de moi ...), elle se reprend avec orgueil, déterminée à finir l'ascension au plus près de nos grimpeurs reconnus, que sont Zizou, Gilbert et Jean-François. Bravo à toi Sylvie pour la légèreté de ton coup de pédale...
Malgré mes tours de manivelles appliquées, soucieux d'une constance dans mon rythme cardiaque, cette ascension du Revard et ses 15 kms, me rapellent au bon principe de la gravité. Je finis toujours par maudir cet E.P.O. au fil de la pente (je veux parler biensûr de l'Eau, du Pastis et des Olives) ...
Vers 13h30 nous contemplons avec émerveillement le panorama aixois digne héritage de Bérius le romain. Le surplomb très aérien du lac de Lamartine est d'une beauté sans conteste.
L'heure avancée du début de l'après midi, nous oblige à quitter ces lieux rafraîchissants et magnifiques avec regrets . Tambour battant, nous rejoignons donc notre modeste Val Gelon, comparé au grand Val Chambérien, avec une moyenne honorable de 21,4 km/h pour 124 kms effectués.
Merci Gilbert pour ce délicieux détour dans les Bauges.
Martial.





