Comptes-rendus des sorties Historique

Sortie du 23 mai 2009

Dans l'avant Pays savoyard.

Sur les chemins de Mandrin ...
Par un beau matin
Ils poussèrent la chansonnette
Tournant les manivelles, jouant des manettes.

Dans cet avant-pays savoyard,
Toujours en tête jamais en retard
Il fallait compter avec Jeannette
Surmotivée autour du Lac d'Aiguebelette.

Que dire de Martine,
qui, appréciant chateaux et vertes collines
s'en allait sereinement se délecter,
De ce terroir et de son histoire contée.

Jeanne, quant à elle,
chantant le briguand Mandrin et sa ritournelle,
menait vaillamment sa monture
Appliquée de sa plus belle allure.

Quant à notre  très cher Jean-Claude
Tout vêtu de sa belle tenue bleu émeraude,
Il posait avec bonheur au chateau de Monfleury
La mine réjouie de ces pentes gravies.

Dans ces paysages de la pré-Révolution,
Notre illustre Claude, fidèle  et dévoué compagnon,
Dévorait généreusement ces rubans de goudron
avec sagesse, plaisir et grande satisfaction.

Quant à moi, me direz vous,
j'étais avec la petite Reine, au rendez-vous,
Pour vous conter récits et annecdotes
A vous toutes et tous, copines et potes ...

Martial.

Le chanson de Mandrin... pour vous.

Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m’entendez . . . .
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.

La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C’est d’avoir goupillé
La bourse d’un, vous m’entendez. . . .
C’est d’avoir goupillé
La bourse d’un curé.

J’entrais dedans la chambre,
Mon Dieu, qu’elle était grande !
J’y trouvais mille écus,
Je mis la main, vous m’entendez. . . .
J’y trouvais mille écus,
Je mis la main dessus.

J’entrais dedans une autre,
Mon Dieu, qu’elle était haute !
De robes et de manteaux,
J’en chargeais trois, vous m’entendez. . . .
De robes et de manteaux,
J’en chargeais trois chariots.

Je les portais pour vendre,
A la foire en Hollande.
J’les vendis bon marché,
Ils ne m’avaient rien, vous m’entendez. . . .
J’les vendis bon marché,
Ils ne m’avaient rien coûté.

Ces Messieurs de Grenoble,
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M’eurent bientôt, vous m’entendez. . . .
Et leurs bonnets carrés,
M’eurent bientôt jugé.

Ils m’ont jugé à pendre,
Ah ! c’est dur à entendre !
A pendre et étrangler,
Sur la place du, vous m’entendez. . . .
A pendre et étrangler,

Sur la place du marché.

Monté sur la potence,
Je regardais la France,
J’y vis mes compagnons,
A l’ombre d’un, vous m’entendez. . . .
J’y vis mes compagnons,
A l’ombre d’un buisson.

Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu’elle ne me reverra plus,
J’suis un enfant, vous m’entendez. . . .
Qu’elle ne me reverra plus,
J’suis un enfant perdu.

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