Comptes-rendus des sorties

le 16/17 juillet, j'ai obtenu mon BAC

Trop content de moi, j'ai obtenu mon bac.

Je suis parti de Vizille à 8 heures du matin jusqu'à Rochetaillée. En route je m'intègre à un groupe cyclo du haut jura. Nous commençons à escalader le col du Glandon au niveau du Barrage de Grand Maison sans soucis, lorsqu'une crevaison du pneu avant vient freiner toute mon énergie. Le temps d'une réparation et je reprends mon ascension en solitaire. Je met un point d'honneur à grimper jusqu'au col du Glandon avant de me précipiter vers le col de la Croix de Fer aves une magnifique vue sur les aiguilles d'Arves qui me fait oublier toute ma fatigue. Je plonge sur St Jean d'Arves avant de me précipiter sur l'ascension du col du Mollard et là, la chaleur commence à sévir. Enfin Albiez le Vieux avec le col du Mollard (vivement que le tour de France, à leur tour passe ce col pour rafraîchir la chaussée). La descente se fait prudemment lorsque, soudain, mon pneu arrière éclate(j'ai pas trop de chance avec mes pneus). Heureusement j'ai un pneu pliable et une deuxième chambre à air sinon mon périple se serait arrêté ici.

En terminant la descente de ce col, au dessus de Montricher l'Albanne, un groupe de cycliste de Gillonnay est arrêté pour admirer le paysage. Je m'arrête à leur hauteur et je leur demande s'ils ne connaissent pas quelqu'un qui joue des pièces de théâtre. A ma grande surprise un des membres du groupe me répond d'une façon ironique que cela doit être dur de faire du théâtre et du vélo, à sa voix je reconnais celui qui jouait le rôle d'un mendiant sur scène avec l'un de mes amis qui jouait en sa compagnie. A ce moment une franche rigolade s'empare du groupe et de moi même. J'enfourche à nouveau mon vélo pour continuer ma route pour un dernier contrôle à St Jean de Maurienne avant de regagner le refuge "Les Chamois" de Valmeinier ou je suis hébergé pour la nuit. Après une bonne douche revigorante je déguste une bonne bière que j'apprécie. Le repas est copieux et très convivial, les échanges entre cyclistes vont bon train. Tout le monde regagne leurs dortoirs vers 21 heures pour une bonne nuit de sommeil afin de repartir le lendemain matin à 7 heures.

Dimanche voilà l'heure du départ mais il faut se motiver pour l'ascension du col du Télégraphe et ensuite gravir le col du Galibier mais le temps n'est pas engageant car la pluie est présente ce matin et en plus le vent s'est invité à la fête.

Je me motive et me voilà reparti affrontant le vent de face plus la pluie pour la montée du Galibier. C'est une chose de fou mais je suis obstiné et je me botte les fesses pour arriver à l'entrée du tunnel. Là une violente douleur me frappe au genou droit. Même pas le temps de quitter les pédales automatiques que je suis couché à terre. Plusieurs cyclistes s'arrêtent pour prendre de mes nouvelles. Après dix bonnes minutes que je reprenne mes esprits, malgré ma douleur, j'arrive au col du Galibier avec le grésil. En dessous du col je passe le contrôle et je prend un thé chaud mais je n'arrive pas à me réchauffer. Je continue ma descente sur le col du Lautaret dans un épais brouillard, la brasserie se trouvant à cet endroit est assaillie par les cyclistes tremblotants. Une demi heure d'arrêt avec un bon chocolat chaud, il me faut toute ma folie pour reprendre ma monture jusqu'à Bourg d'Oisans vers le dernier ravitaillement. Dernière étape, direction Vizille pour arriver vers 13 heures 30. Après tant d'efforts la douche fait du bien et revêtir des affaires sèches me font déjà oublier les mésaventures de cette journée. les discutions et la franche camaraderie entre tous les cyclos et la bonne ambiance des organisateurs du club de Grenoble que je remercie pour leur accueil. Bravo pour ce week-end super bien organisé. Le départ de tous se fait vers 16 heures pour rejoindre nos domiciles. Avec ma volonté déterminée à réussir et mon courage, malgré mes crevaisons et le mauvais temps, j'ai un sentiment de fierté d'avoir relevé ce défi et obtenu mon bac...

Jean Claude C.

suite des photos