Comptes-rendus des sorties

17 juillet 2025: un balcon sur la Tarentaise. Col du Petit Saint-Bernard

Col du Petit Saint-Bernard, 2188 m

Dans la grande famille des cols alpins de plus de 2000 m d'altitude, le col du Petit St-Bernard, avec sa pente moyenne de 5% et son profil très régulier,  n'est pas réputé pour être une ascension très difficile. Mais sa longueur conséquente de 27 km,  conjuguée avec parfois un vent d'est violent soufflant d'Italie après la station de La Rosière et vous obligeant souvent à vous dresser sur les pédales, peuvent être éprouvants pour les cyclistes peu entraînés.

Mais ce matin, à 7h30 au départ d'Aime, le vent d'ouest est de bonne augure et c'est sous les meilleurs auspices qu' Annie V, Bruno, Loïc, Yves et Hervé s'élancent en direction de l'hospice du Petit St-Bernard qui marque la frontière franco-italienne et le sommet du col.

La piste cyclable d'Aime à Bourg St-Maurice est certainement une des plus belles de France. Sur 12km, longeant tout du long le torrent de l'Isère, alternant entre fougueux tourbillons gris- métal et eaux turquoise plus tranquilles, on a un peu l'impression de pédaler dans un conte de fées.

Arrivé à Bourg, Bruno en profite pour crever, bien évidemment de l'arrière...( ça ne serait pas drôle, sinon ! ), mais idéalement à côté d'un genre de menhir aux fonctions historico-culturelles: on finira moins bête tout en étant soufflé par la dextérité pneumatique de notre cher président !

A Seez, au pied du col, nous décidons que le premier ( la première en réalité... ) attendra les autres tous les 6 km, histoire de rester "groupir". Finalement, l'attente n'est pas si longue pour Annie et de toute façon, le paysage est magnifique ( très belles vues sur le glacier de l'Aiguille Rouge au-dessus des Arcs ). En chemin nous croisons et saluons des connaissances " trail-istes " normandes d'Annie , avant une dernière pause ( et pose-photo ) à La Rosière. La dernière partie de l'ascension se fait au son du sifflement des marmottes.

Comme le sommet local surplombant le col s'appelle " Lancebranlette ", Yves et Loïc ayant retrouvé momentanément leur âme d'ados, cachent avec trois doigts trois lettres sur la borne indicatrice: je vous en laisse deviner le résultat... " littéraire " !!

Les deux premiers tiers de la descente sont quasi idylliques: pente raisonnable, beau revêtement, lacets biens tracés et toujours les superbes paysages de la vallée de la Tarentaise. On sers un peu les fesses dans le dernier tiers, plutôt piégeux.

Arrivés à Bourg St-Maurice, c'est la récompense finale de nos efforts au   "Bibistrot",  charmant resto au bord de l'Isère, avec pintes de bière et jolis plats originaux. Bien "réhydratés", le retour à Aime n'est qu'une formalité.

Avec 1600m de D+ et 92km, une merveilleuse rando de l'avis de tous, avec une mention spéciale à Bruno, trop content d'être arrivé en haut de ce beau col !

Espérons qu'on le reverra bien plus souvent à de telles altitudes !