6 juin 2025, Col du Chaussy :on a encore perdu le sixième compagnon !
Petite épopée épique en Maurienne
En ce beau matin du 6 juin, ce n'est pas moins d'une demi-douzaine d'Arvis qui débarque dans le centre d'Epierre: Annie et Gilles,les deux fruits d'une passion qui désormais dépasse les 48 printemps, Annie V. dans son tout nouveau et tout beau maillot régional écarlate, Jean-Mi qui vient de friser son inscription aux "grands brûlés", Hervé, le sous-riant taciturne, and "the last but not the least" Jean-Claude qui, au saut du lit et au pied levé, a in extremis remplacé notre cher Yves national malencontreusement indisponible pour cause d'oubli de rendez-vous ophtalmologique !
Après avoir difficilement garé les TROIS voitures ( on est cyclos, mais pas encore très écolos
), nous commençons par nous échauffer pendant quelques kilomètres sur une charmante et bucolique petite route en rive gauche de l'Arc qui n'aurait pourtant pas inspiré " Le Plat Pays " au regretté Jacques Brel ! Jean-Claude n'est déjà plus là lorsque nous nous lançons à l'assaut des lacets de Montvernier ( une montée très atypique avec de vertigineux et très beaux petits belvédères sur la vallée de la Maurienne ).
Ayant enfin bouclé leurs lacets, Annie V. et Jean_Michel, pas essouflés pour deux sous, attaquent sans attendre le col de Chaussy, en papotant... Derrière, après une courte pause près de la fontaine, chacun prend son rythme en prévision des difficiles passages à 13-14% en corniche sous les rochers. Heureusement le paysage est très beau, ça compense !
Le sommet arrive enfin, avec une magnifique vue sur les aiguilles d'Arves. Jean-Mi nous offre l'apéro au chalet-restaurant du col. En sirotant nos bières et oranginas, nous compatissons à la fatigue de nos voisins de table motards, harassés après une dure montée au guidon de leurs lourds engins (eux, ils n'ont pas la chance d'avoir de beaux et légers vélos comme nous, les pôvres ! )
Puis, le temps s'assombrissant soudainement comme le moral des français, on rentre au chaud à l'intérieur du resto pour un repas à base de produits régionaux ( comme le thon, par exemple, charmant poisson des torrents et lacs savoyards, c'est bien connu ! ). Arrivés au dessert, on aperçoit au travers de la baie vitrée notre Jean-Claude qui arrive enfin : il nous explique qu'il a été pris de crampes et un peu perdu en haut des lacets a aussi tenté une improbable et surréaliste descente partielle vers St-Jean de Maurienne ! ( mais comme l'aurait aussi dit Francisca Brel: " c'est que le début, d'accord, d'accord ... " ). Malgré l'heure tardive, notre hôtesse lui sert quand même des lasagnes bien roboratifs avant de repartir (après un bon café).
La première partie de la descente est très belle et très roulante, mais la suite est parfois sournoise et piégeuse. Arrivés en bas à La Chambre, Jean-Claude est toujours là, tant mieux ! Le retour sur Epierre s'effectue sur les chapeaux de roues, mais au parking, Jean-Claude a de nouveau disparu ! Après une longue attente puis de non moins longues et infructueuses recherches sur tous les itinéraires possibles, nous rentrons sans lui à La Rochette .
Finalement Jean-Claude, passé entre les mailles du filet en remontant par St-Georges d'Hurtières, ( le scénario le plus improbable ! ) est rentré chez lui à vélo après un joli périple de 113km !
Encore une bien jolie rando à marquer d'une bière blanche !










