Sortie bis du jeudi 20 mars
Y'a pas le feu au lac au col de Leschaux !
Comme les Trois Mousquetaires, nous sommes quatre arvis au départ de Marlens pour cette jolie et trop rare incursion en territoire haut-savoyard. Mais ce matin, nous avons troqué avantageusement d' Artagnan contre Milady (de Venambre), qui d'ailleurs comme l'héroïne d'Alexandre Dumas se montre déjà fort intrigante en chargeant dans notre calèche à La Rochette une lourde glacière au bien mystérieux contenu ! Bah! ce ne sont probablement que d'innocents glaçons, histoire de soulager au retour nos douloureux fessiers carbonisés par les heures en selle sur nos fiers destriers carbonés...
Aujourd'hui le vent du nord est resté au lit et c'est donc sans appréhension que nous prenons sur la piste cyclable le premier faux-plat montant en direction de Faverges, puis de Doussard. Devant, Yves dit "la locomotive", mène déjà bon train et c'est à toute vapeur dans son sillage que nous atteignons les rives du lac d'Annecy aux eaux turquoise et cristallines. Lors d'une première pause (pose?) photo, nous nous promettons d'y revenir bientôt pour une journée kayak, mais Yves, peu adepte des sports aquatiques, nous signifie qu'au rayon liquides il privilégie plutôt les joutes oenologiques (il préfère le pinard à l'eau, quoi !)
En sortant d'Angon, une sportive jouvencelle prise d'un élan fou nous double avec furie, sans égard pour nos vieillissantes personnes... mais nous réparerons vite ce crime de lèse-retraité (ou rebloché en patois de la Yaute) en la redoublant tous allègrement dans la raide montée de Talloires, non mais ! En contemplant les jolies demeures de prolétaires++ le long du lac, nous arrivons sans encombres à Annecy. A Sevrier nous partons en hors-piste ( en travaux ) jusqu'au pied du col. Loïc s'inquiète des 12 km de montée, mais il se rassure vite car la pente est douce. Avec quelques pointes à près de 25km/h nous atteignons enfin le col de Leschaux où nous devisons quelques instants avec un couple de kiné-cyclistes des bienfaits du vélo. Après un dernier raidillon superfétatoire, nous entamons de concert la descente par St-Eustache, St-Maurice ( vues splendides sur le lac ) et St-Jorioz (que de saints! ) où nous retrouvons la piste cyclable. Le retour est hyper-rapide, on sent que la mystérieuse glacière a aiguisé les esprits !
De retour au parking, pendant que tel un Planchet des temps modernes je refixe les bicyclettes sur le porte-vélo, l'énigmatique glacière est enfin ouverte: trois bouteilles, cidre, bière et crémant et une énorme boite de brownies ! Nous optons pour le crémant d'Alsace de chez Wolfberger, délicieux, et les brownies fondants aux noix sont les meilleurs que je n'ai jamais mangés, parole de goinfre ! Vu comme ils tapent dans le Tupperware, Yves et LoÏc ne sont pas loin de partager mon avis... un grand merci à Annie pour cette délicate attention.
Ciel azur, lac turquoise, la blancheur des neiges en doux contraste avec la nouvelle verdure printanière, cette rando fut plus que parfaite.
De retour à la maison, j'eus la demi-surprise d'apercevoir par la fenêtre six autres arvis qui rentraient de leur rando, pas eu le temps de les arrêter pour leur proposer de boire un coup, une prochaine fois, peut-être?







